Atelier de restitution des résultats des recherches subventionnées: les attentes de l’unité de coordination du Partenariat de Ougadougou
Dans cet article, nous abordons les attentes de l’unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou par rapport à l’atelier de restitution des résultats des recherches subventionnées, tenu à Abidjan dans la première quinzaine du mois de Novembre 2024.

Du 12 au 14 novembre 2024, dans la capitale Ivoirienne, s’est tenu l’atelier de restitution des restitution des résultats des recherches subventionnées dans le cadre de l’Agenda de recherche du partenariat de Ouagadougou. Cette activité sous régionale a mobilisé des chercheurs, des décideurs, des journalistes, des religieux et des acteurs de la société civile venus de plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest, membres du partenariat de Ouagadougou. Pendant 3 journées, les participants ont eu l’opportunité d’échanger sur les données des recherches réalisées par plusieurs instituts de recherches partenaires du PO, notamment l’Institut Africain de Santé Publique (IASP), l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) et le Laboratoire d’études et de recherches sur les dynamiques sociales et le développement local (LASDEL).
Les données présentées ont porté sur la planification familiale, sur la santé sexuelle des jeunes et la santé de la préproduction sur plusieurs dimensions.
L’unité de coordination du Partenariat de Ougadougou exprime ses impressions et ses attentes
Interrogée, en marge de cet atelier, de l’unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou, Madame Oumou Keita, Senior Recherche Manager au sein de L’UCPO, à livré ses impressions.
Le Traceur: Quelles sont vos impressions par rapport au déroulement de l’atelier d’Abidjan de restitution des résultats de recherches subventionnées dans le cadre de l’agenda de recherche du PO ?
Madame Oumou Keita: Mes impressions sont bonnes, je dirai même très bonnes par ce que c’est la première fois qu’on met ensemble les chercheurs directement, en contact avec la communauté du PO. Par la communauté du PO, j’entends les points focaux du gouvernement, de la société civile, les jeunes, les religieux et qu’il y ait cette interaction directe d’échange de partage de connaissances et autres.
Donc les résultats de recherche qui ont été partagés ainsi, je pense que les participants les ont bien accueillis et ça c’était vraiment un enjeu important de ces recherches-là, que des personnes qui maîtrisent aussi les contextes politiques que programmatiques de ces pays puissent se reconnaître dans ce qui a été, on va dire révélé comme résultats dans ces recherches-là. Et cela a été le cas, aussi surtout que ce qui ne sied pas vraiment ou bien n’était pas vraiment pas aligné, ne convenait pas à ce qui se passe au niveau national en termes politique et programmatique, les participants n’ont pas hésité à le souligner.
Donc c’était des échanges très francs, vraiment très ouverts dans un esprit toujours d’améliorer la santé de la mère et de l’enfant à travers les services de planification familiale. C’est ce que je retiens fondamentalement de ces échanges-là.
Le Traceur: Qu’est-ce que l’unité de coordination du partenariat de Ouagadougou (UCPO) attend des participants à ce rendez-vous ?
Madame Oumou Keita: Les attentes de l’UCPO par rapport à cet atelier sont de plusieurs ordres, d’abord rapprocher déjà les chercheurs aux décideurs, les rapprocher des points focaux société civiles, jeunes qui ont aussi une autre perception des enjeux des problématiques de planification familiale dans les pays. Je pense que pour les chercheurs, c’était de leur faire mieux comprendre comment est-ce finalement au-delà de la recherche scientifique pure et dure comment est-ce que finalement les prises de décision se font, même s’il n’y pas eu de prise de décision directe dans la salle, mais quelles sont les dynamiques qui sous-tendent la prise de décision, quelles sont les motivations qui sous-tendent la prise de décision du côté des décideurs. Pour la société civile comment est-ce qu’ils perçoivent les données et comment est-ce qu’ils les accueillent ; comment est-ce qu’ils vont aussi les utiliser par ce tout ce qu’on a reçu comme retour de la société civile c’est du fait de mieux de les impliquer dans les processus de recherche. C’est aussi un appoint pour les préparer à mieux porter ces résultats dans les processus de plaidoyer ou même de planification, de programmation pour leurs propres activités et ça on attendait vraiment cela, c’était très intéressant. Maintenant du côté des décideurs, c’était aussi à peu près les mêmes attentes, pour que les décideurs aussi comprennent le langage scientifique des chercheurs. Et cela a été car ils n’ont pas hésité à poser des questions lorsqu’il y a des incompréhensions, lorsqu’il y avait des parties qui leur paraissait pas cohérentes. Ça c’était très attendus et c’est ce que nous avons eu pendant cet atelier. Donc des participants venant de différents horizons mais qu’à même qui ont pu concilier leurs langages, leurs perceptions autour des données de la recherche, de les recevoir et se préparer à leur utilisation. Voilà ce que nous attendions des participants à cet atelier qui s’est effectivement réalisé.

Pourquoi un agenda recherche du po ?
La mise en œuvre de l’Agenda Recherche du Partenariat de Ouagadougou est sous-tendue par plusieurs constats. D’abord, le ralentissement des progrès en termes d’utilisation des services de planification familiale malgré les efforts soutenus des gouvernements et leurs partenaires qui ont permis une performance accélérée en nombre de femmes additionnelles utilisatrices des méthodes modernes de contraception entre 2012 et 2020. Puis, l’insuffisance de productions des recherches sur la PF en l’Afrique de l’Ouest francophone se traduisant par le besoin d’une recherche locale qui aidera les décideurs à définir les politiques de planification familiale et à évaluer leur impact.
