ABIDJAN : tenue d’un atelier autour de la planification familiale et la santé sexuelle

Le partenariat de Ouagadougou mobilise des chercheurs, des organisations de la société civile ainsi que les autorités en charge de la santé et les médias autour des thématiques axées sur la planification familiale et la santé sexuelle et de la reproduction.
Ce sont des participants venus de toute la sous-région ouest Africaine qui ont brillé par leur présence à ce grand rendez-vous.
La planification familiale mis en relief au cours d’un atelier à Abidjan
Du mardi 12 au jeudi 14 novembre 2024, Abidjan, la capitale ivoirienne a servi de cadre à la tenu de l’atelier régionale de restitution des résultats des recherches subventionnées dans le cadre de l’agenda de recherche du partenariat de Ouagadougou. Cette rencontre de trois jours a connu la participation de plusieurs représentants d’instituts de recherche, de journalistes, d’autorités gouvernementales en charge des questions de la santé, de la société civile et des religieux, tous venus des pays membres du partenariat de Ouagadougou. (Lien)
Historique du partenariat de Ouagadougou
Il faut indiquer que le partenariat de Ouagadougou est une instance sous régionale de promotion de la planification familiale et de la santé des jeunes. « Il a été lancé en 2011 pour accélérer les progrès dans l’utilisation des services de la planification familiale au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Burkina Fasso, en Guinée, au Cameroun, en Mauritanie, au Niger, au Mali, au Sénégal et au Togo. Son objectif principal est de doubler le nombre de contraceptifs modernes à 13 millions d’ici 2030. »
Le contenu de l’atelier régional de restitution des résultats des recherches subventionnées

Pendant ces trois jours d’activités intenses, les instituts et structures de recherche ont saisi l’occasion pour présenter les recherches réalisées dans leurs pays respectifs et qui mettent en lumière plusieurs questions liées à la santé sexuelle et de la reproduction en plus de la planification familiale. Les résultats cibles des différentes présentations au compte de cet atelier sont axés sur plusieurs aspects notamment : *L’évaluation des stratégies d’effectivité de la gratuité de la planification familiale en Guinée, au Burkina Fasso et en Côte d’ivoire ; *L’amélioration de la continuité de l’utilisation des produits contraceptifs pour les femmes et les jeunes filles au Burkina Fasso, en Guinée et en Côte d’Ivoire ; *Les solutions endogènes existants pour améliorer l’accès des jeunes à la planification familiale en Afrique de l’ouest (Benin, Burkina Fasso, Guinée, Niger, Sénegal et Togo). Toujours au compte de cette rencontre sous régionale, d’autres articulations ont porté sur des présentations et des discussions sur le plan d’action d’utilisation des résultats de recherche et les processus de leur utilisation pour la prise de décision politique. A l’agenda de l’atelier également, nous avons noté d’autres dimensions axées sur la revue des plans d’action d’utilisation des résultats des recherches, la relecture des thématiques prioritaires, le renforcement des capacités institutionnelles des instituts de recherche et les perspectives pour l’année 2025.
Les réactions des participants a l’atelier

Lors de la cérémonie d’ouverture, la coordinatrice de l’UCPO, Madame Marie Ba a indiqué «l’agenda recherche est extrêmement important pour l’unité de coordination, car c’est la dernière stratégie qui a été rédigé et qui est actuellement en cours de mise en œuvre. Elle a précisé que le but de cet Agenda est d’augmenter la visibilité des recherches qui sont faites par des instituts locaux et régionaux. Il vise également à créer des liens ces différents instituts de recherches. Toujours selon elle, le partenariat de Ouagadougou, répond à ces constats par des objectifs spécifiques, notamment encourager la production de recherches pertinentes sur la santé, en particulier sur la planification familiale. Il s’agit également de permettre aux chercheurs de renforcer leurs compétences et d’utiliser leurs travaux pour influencer les politiques et stratégies de santé en Afrique de l’Ouest », a souligné la directrice. Elle a confié que pour atteindre ces objectifs, des subventions ont été accordées aux instituts de recherche pour générer des données sur des thématiques prioritaires des pays». Dans la même logique, selon Dr Fadima Dieney/Kaba, Directrice Nationale de la Santé familiale et de la Nutrition de Guinée, «la mise en œuvre de l’Agenda de recherche du PO, au-delà de l’opportunité qu’il offre aux instituts de recherche de travailler sur les thématiques prioritaires de recherche retenues pour les pays membres, permet de produire des données probantes pouvant orienter la prise de décisions politiques et programmatiques en matière de santé sexuelle et reproductive, y compris la PF »
Dans le rang des chercheurs, monsieur Fodé Naby Shankon nous a confié : «Je pense que c’est une très bonne chose de retrouver comme ça et de partager avec les autorités, les chercheurs et d’autres personnes, les résultats des recherches. Il faut reconnaitre que la rencontre a bien réussi».
